Ah quelle cruelle question. Je réalise qu’au fil de ma vie mes objectifs ont changé et n’ont eu de cesse d’évoluer. Il y a quelques années, je détestais mon corps. Je ne faisais pas de sport, je mangeais (mal) et je ne faisais pas vraiment attention à moi. En vieillissant, j’ai compris que je ne pouvais pas faire que râler avec la main dans le paquet de chips. C’est moche à dire, mais je voulais le beurre et l’argent du beurre, mais pour le coup, j’avais le beurre sur les hanches et ça s’arrêtait là. C’est doucement , en parlant avec mes collègues qu’un jour j’ai mis mon réveil plus tôt de 30 minutes. Autant vous dire que ce fut le jogging le plus pourri de l’humanité, si j’ai fait 1,4km c’est le bout du monde. Je ne connaissais peu, voire pas mon quartier et je me suis embarquée dans un plan foireux en termes de parcours. Donc je suis rentrée chez moi en marchant et je suis arrivée en retard au travail.

MAIS ! J’ai persévéré et j’ai surtout eu un truc, un objectif réaliste. Je voulais être Gisele Bunchein en continuant à faire n’importe quoi. Un peu comme je l’explique à mes étudiants en communication, j’ai changé mon fusil d’épaule et j’ai défini une stratégie claire et j’y ai associé des objectifs réalistes et réalisables. Il y a donc 4 ans, j’ai un peu regardé dans mon assiette. J’ai commencé à voir des effets. C’était une première étape, j’ai pris conscience de mon corps.

Puis, pour changer des escarpins, j’ai investi dans une paire de baskets. J’ai modifié mes objectifs, je commençais à connaitre mon corps donc je savais jusqu’où je pouvais aller, progressivement, j’ai changé de regard et j’ai décidé d’aller jusqu’où je voulais aller. La machine était lancée et j’ai adoré faire du sport très régulièrement.

J’ai envoyé se faire voir ma zone de confort et j’ai gravé une phrase dans mon esprit, C’EST DANS LA TETE ! Je vais vous donner des exemples :

– Se lever à 6h c’est impossible pour sortir courir : c’est dans la tête, si vous anticipez, vous serez hyper fier en partant bosser.

– Je n’arriverai jamais à enchainer des séries d’abdos : c’est dans la tête, augmentez vos objectifs progressivement et ça sera dans vos yeux, plus que dans la tête.

Ce que je veux vous dire, c’est que rien n’est impossible si vous vous fixez les bons objectifs. Au départ, mon objectif était de m’aimer, les expériences moches de la vie m’ont fait comprendre que je n’y arriverai jamais. J’ai donc compris que mes objectifs devaient être factuels, une taille de jean, sentir des muscles en particulier, voir des muscles même quand je ne fais pas de sport. Je voulais un corps tonic et j’ai clairement renforcé mes exercices sportifs avec le temps. Le temps est votre allié dans la définition de vos objectifs. C’est avec ce fameux temps que vous progresserez et que vous pourrez aller plus loin.

Mais pour tout vous dire, mon rapport aux « objectifs » a encore évolué au contact de Spearit. J’ai pu voir de l’échange et du partage ce qui a adouci mon regard sévère envers moi. Si je ne suis toujours pas fan de mon corps, je respecte la sportive que je suis devenue. Il est toujours intéressant de confronter son analyse personnelle et son bilan avec son coach. En effet, nous sommes jamais véritablement honnêtes avec nous-mêmes, entre clémence et intransigeance, tout cela manque d’impartialité.

Alors, remise en forme, perte de poids, renforcement musculaire, fixez-vous des objectifs avec des paliers pour que votre corps suive le mouvement. C’est ce dernier qui doit être votre première voix, essayez toujours de vous dépasser, la zone de confort est agréable, mais dès que les premiers résultats pointent le bout de leur muscle, le bonheur ne sera que plus intense. À côté de cela, tentez autant que possible de confronter votre plan, un coach par exemple pour vous aider à définir ou affiner vos attentes.  

Alors, n’oubliez jamais que rien n’est impossible, c’est juste dans la tête !

La Fille de La Com